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RAD : Une plongée sympathique dans les Eighties
Et frustrante aussi...

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
RAD est le dernier titre du studio Double Fine Productions. Ce Roguelike Action a aussi une saveur toute particulière. En effet, il est le dernier titre à être distribué par un éditeur tiers (ici Bandai Namco). Le prochain soft du studio, Pyschonauts 2, le sera par Xbox Games Studios, qui rappelons-le a racheté Double Fine il y a peu.

Double Fine Productions n’est pas un studio inconnu du public, loin de là. Bien qu’il soit à l’origine du premier Psychonauts (l’un des plus connus), Double Fine n’a jamais réalisé de titres AAA mais plutôt des softs indépendants. Outre Psychonauts, l’équipe a développé Headlander, la licence Costume Quest, Broken Âge, The Cave, etc… des jeux ayant tenté une approche différente et originale, la marque de fabrique du studio en somme. Pour RAD, on passe sur du Roguelike, un genre qui se démocratise de plus en plus.

Apocalypse

Dans ce monde à la terre fendue, le Doyen explique qu’il y eut autrefois une première apocalypse, prévisible, car elle pendait au nez des Anciens. Ensuite les MX ont propagé des « retombées radioactives » puis une seconde apocalypse a eu lieu. Les Ravaudeurs en voulant bien faire avec des machines, ont plutôt eu des soucis et ils disparurent en laissant cette terre fendue bien pire qu’avant leur arrivée.

Désormais dans le monde du « Maintenant », les survivants ne sont pas nombreux et comme les machines -servant à purifier l’air, donner l’énergie et arroser les récoltes- sont usées, il reste un seul espoir à la communauté. Il faut que l’un d’eux se rende dans la Friche pour trouver des sources d’énergie. C’est finalement un adolescent qui se porte volontaire pour ce sacrifice.

Car dans la Friche, c’est toxique, et le seul moyen d’y résister est de devenir un « remodeler ». Une chose que le Doyen, grâce au Pouvoir des Ravaudeurs, peut effectuer. L’ado (que nous incarnons) a maintenant la possibilité d’absorber les toxines et de se « transformer » en une sorte de mutant. Tous les espoirs reposent sur cette jeune génération.

Le pitch du soft nous plonge directement dans l’ambiance des films des années 80 avec l’humour assumé qui caractérise cette décennie. On aime ou l’on n’aime pas mais ce scénario sied bien à l’atmosphère Eighties que RAD propose.

Les bases du Roguelike façon RAD

Comme nous le disions, RAD est un Roguelike et en tant que tel il reprend tous les éléments classiques liés au genre : des niveaux générés de manière procédurale (monde scindé en plusieurs niveaux), des pièges plus ou moins dangereux (précipices, eau empoisonnée, etc…), une mort punitive (et le fait de devoir recommencer), des collectibles servant de monnaie (qui va rappeler des souvenirs aux plus anciens d’entre nous puisqu’ici ils prennent la forme de K7 et disquettes) et bien entendu des monstres. D’ailleurs une petite parenthèse sur le bestiaire, même s’il est plutôt sympathique, il se répète un peu trop tout au long du parcours. Lors de la traversée d’un niveau, l’objectif à remplir est assez simple : il suffit d’activer des Totems (sortes d’interrupteurs) afin d’ouvrir une porte permettant d’affronter un boss.

C’est sur une terre dévastée que l’on rencontre les ennemis. Armé d’une simple batte de baseball, on réalise plusieurs types d’attaques pour tenter de les vaincre : des combos classiques, une attaque chargée, une attaque sautée ainsi qu’une frappe au sol. Bien entendu pour les éliminer plus aisément, comme pour les jeux du genre, observer les patterns est essentiel.

On en revient donc facilement à un schéma similaire : esquiver plusieurs attaques de nos opposants au moment opportun, puis lancer l’assaut et ainsi de suite. Il faut aussi savoir que lors de chaque déplacement dans ce monde hostile, notre personnage laisse une « traînée de vie », c’est-à-dire que des fleurs et de l’herbe poussent. Cette floraison, bien qu’esthétique, n’est pas anodine puisqu’elle permet de se déplacer plus rapidement, et donc de pouvoir être plus à son aise lors d’affrontements tendus.

Des mutations aléatoires et complémentaires… mais avec des frustrations

Si jusqu’ici on reste dans le classique des Roguelike (excepté la floraison), RAD tire essentiellement son épingle du jeu grâce à ces transformations (ou mutations). Chose importante, comme le reste du soft, elles sont générées de manière aléatoire. À force de vaincre des monstres, on récupère des Rads (de l’expérience) et une fois la jauge spécifique pleine, on dispose d’un nouveau pouvoir.

Comme nous venons de le dire, ces mutations étant totalement aléatoires, on peut avoir des parties totalement intéressantes et fun, ou très frustrantes par moment, surtout lorsque l’on perd tout ce que l’on a accumulé face à un ennemi relativement fort. Ces transformations sont donc d’une grande aide dans ces dédales et assez diversifiées. À partir de quatre possibilités, bien les choisir devient indispensable. En effet, il faut absolument privilégier les pouvoirs complémentaires.

On a par exemple une « pustule » qui sert de tourelle, un bras boomerang ou encore une tête explosive, les trois associés ensemble font un vrai carnage sur nos adversaires, ce qui permet une approche à distance. Bon bien sûr, il faut aussi savoir bien viser en tournant autour d’eux. Néanmoins il arrive que des parties soient beaucoup moins avantageuses puisqu’à ce moment-là on dispose de transformations qui nous aident moins. Par exemple, on peut se retrouver avec la mutation d’ailes de dragon permettant de voler et planer un court instant. Cela reste utile certes, mais en contrepartie on n’a rien d’autre pour frapper que sa batte de baseball d’origine.

Le gameplay varie donc très facilement en fonction de ce que l’on obtient et des adversaires en face qui évoluent à chaque fois que l’on progresse dans ces niveaux. D’ailleurs si certaines parties peuvent durer plusieurs heures, d’autres ne sont pas longues du tout (une trentaine de minutes disons). Si l’on trépasse -ce qui arrivera très souvent c’est logique-, il faut recommencer le run sans rien du tout.

Recommencer à faire de la monnaie

Eh oui tous les atouts et transformations disparaissent purement et simplement. Pour regagner une nouvelle mutation aléatoire, il faut donc XP de nouveau. Petit conseil qui s’avère très utile : après avoir vaincu un boss, déposez les K7 (qui rappelons-le servent de monnaie) en banque dans le HUB (le petit village du jeu). Car une fois mort, on peut les récupérer afin d’acheter des objets dans la Friche et donc se faciliter une partie du soft. Mais attention si l’on utilise cette monnaie pour faire l’acquisition d’objets, non seulement le compte en banque se vide mais en plus les éléments se perdent une fois que l’on meurt.

À partir du second run, il est possible de rencontrer quelques « habitants » dans la Friche et de leur acheter quelques objets : des potions de soin, des baskets servant à sauter plus haut ou encore carrément des mini-mutations qui permettent de marcher dans l’eau empoisonnée. Vous l’aurez compris, tout est une question d’entraînement, d’essais et d’éventuelle planification, car comme le reste les éléments achetables et même trouvables sont aléatoires.

Une ambiance Eighties bien retranscrite

On l’a dit tout au long de ce test, RAD joue à fond la carte des Eighties (voire Nineties par moment) que ce soit sur le plan des objets (K7, disquettes,…) ou de ces environnements qui une fois « fleuris » apportent un véritable grain hippie. Si cette patte graphique nous plonge littéralement dans ces années 80, le côté sonore n’est pas en reste. Les musiques correspondent également bien à cette période et le narrateur amène un cachet supplémentaire. De plus, le soft permet de choisir entre du 30 et 60FPS sur Xbox One X.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

RAD joue à fond la carte des années 80 et de ce côté-là, on peut dire que c’est une réussite. C’est sûr certaines références ne diront rien aux plus jeunes, alors que les plus anciens se remémoreront forcément tous ces clins d’œil (Qui a dit rembobinage K7 audio avec un stylo ?) et son ambiance sonore. Par contre, son aspect aléatoire dû à son genre (Roguelike) est aussi bien un sérieux atout grâce à ses mutations complémentaires, que totalement frustrant par moment. Mais le titre de Double Fine reste un bon Roguelike pour tous les fans du genre, même si l’on aurait notamment aimé quelques différences de gameplay entre les personnages.
ON A AIMÉ !
- L’ambiance années 80
- Les transformations
- Un gameplay facile d’accès
- Le narrateur
- La bande sonore
ON A MOINS AIMÉ...
- Les personnages n’apportent pas de touche de gameplay supplémentaire
- Parfois très frustrant
- L’aspect aléatoire peut apporter un manque d’équilibrage
RAD : Une plongée sympathique dans les Eighties
RAD
Editeur : Bandai Namco
Développeur : Double Fine Productions
Genre : Action / Roguelike
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 20/08/2019