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One Piece Pirate Warriors 4 : Un bon Musô à défaut d’être le meilleur OPPW
Un bon Roster pour les fans de Musô

NOTE DE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après une déclinaison Open World avec World Seeker, One Piece revient vers le genre Musô avec ce quatrième épisode estampillé « Pirate Warriors ». Mais pour cet énième Musô, la recette est-elle encore savoureuse ou s’est-elle essoufflée ?

Tous les fans du manga et de l’anime suivant la série One Piece avec attention le savent, l’équipage de Luffy au chapeau de paille s’est retrouvé sur le devant de la scène dans plusieurs types de jeux vidéo. Pour les non-connaisseurs, il y a eu par exemple World Seeker avec de l’Action 3D en monde ouvert, Burning Blood via de la baston 3D, ou encore de l’Aventure avec les épisodes Unlimited. D’autres titres ont également vu le jour comme la « sous-franchise » Pirate Warriors qui nous intéresse spécialement aujourd’hui avec son genre Musô.

D’ailleurs, avant de devenir un « pur » Musô, le premier opus OPPW avait commencé par un gameplay certes Musô, mais avec un condensé d’action, aventure saupoudré de plusieurs interactions/énigmes et d’éléments QTE. C’est depuis la sortie du second épisode en 2013 que la recette est devenue en quelque sorte plus proche du Musô classique conté via une trame inédite. Pour OPPW3 il y avait un gros avantage : pouvoir « refaire et donc suivre » les différents Arcs de l’anime/manga, tout comme ce quatrième opus.

Une campagne avec Six Arcs 

En parlant d’Arcs justement, ce quatrième volet a fait des choix pour puiser dans six arcs parmi la bonne trentaine disponible dans le manga/anime. Le mode Histoire comporte ainsi l’Arc Alabasta, servant ici de commencement à l’aventure, l’Arc Ennies Lobby incluant Water Seven, l’Arc épique Marineford, le véritable Arc Dressrosa et non imaginée comme dans OPPW3 et comprenant l’Archipel Sabaody. On a aussi l’Arc de l’Ile Tougato (ou Whole Cake Island) et pour finir l’Arc consacré au Pays des Wa (ou Wano Kuni), ce dernier in-game provenant en partie de l’imagination des développeurs, car à l’heure de la sortie de OPPW4 (à la fin mars), le Pays des Wa poursuivait encore son cours.

Le soft ne possède donc pas des Arcs attendus comme Skypiea par exemple mais bon celui-ci était déjà présent dans le précédent volet. Par ailleurs, une encyclopédie sur l’univers et les personnages est présente, et quelques scènes flashbacks le sont aussi afin de combler certains manquements, même s’il ne s’agit que d’un bref survol. Si les aficionados apprécieront de redécouvrir ces arcs plus étoffés, ils ne manqueront pas de regretter des éléments absents durant ces derniers.

Toujours est-il que pour ce quatrième opus, et peut-être que cela est dû à ce petit nombre d’arcs, la partie narrée s’en retrouve moins rébarbative que si l’on avait dû reprendre la même vision que dans OPPW3 (un copier-coller des arcs en « plus plus »). Mais pour les fans, si cela se comprend en partie, il n’en reste pas moins que l’aventure n’est pas complète, surtout pour un néophyte prenant le train en marche. On attend donc encore plus de soin pour un prochain épisode s’il y a, afin de couvrir le véritable Arc du Pays des Wa, et espérons-le, offrir aux véritables aficionados les arcs qu’ils attendent.

Un bon Roster d’une quarantaine de personnages

Pour ce volet, outre le mode Histoire, nous avons le traditionnel mode Libre consistant à refaire des batailles avec n’importe quel personnage mais aussi le mode Trésor. Dans ce dernier, point de scénarisation, il s’agit de batailles uniques mettant en scène une pléthore de personnages alliés comme ennemis, le but reste le même que dans les autres modes : vaincre les adversaires.

Composé de trois grands chapitres (East Blue, Grand Line et Nouveau Monde) avec une difficulté automatique par rapport aux autres modes, ce mode Trésor respire le fan service avant tout. Afin de progresser dans ce mode, il suffit de réaliser les missions clés en priorité. Signalons également que ces trois modes de jeu contiennent des missions jouables à deux en local ou online ou à quatre joueur(euse)s mais seulement en ligne. Option qui à n’en pas douter fera plaisir aux fans du manga et de coop.

Après ce tour du propriétaire, place au Roster, un élément d’autant plus important pour ce quatrième volet que pour les fans. De ce côté-là, même s’il manque certaines têtes, on doit dire que la bonne quarantaine de personnages jouables (hors DLCs) fait plaisir à voir. On a bien sûr l’équipage au chapeau de paille complet (Luffy, Nami, Sanji, Zoro, etc…) soit neuf personnages mais aussi Reiju, quatre empereurs dont Barbe Blanche, Doflamingo, Crocodile, Portgas D. Ace, Bartolomeo, entre autres. Précision importante, la plupart des protagonistes et antagonistes sont déblocables via le mode Histoire ou des conditions spécifiques comme le fait de réaliser 30 missions en mode Trésor afin de pouvoir jouer avec Ivankov par exemple.

Un gameplay dynamique et varié mais les personnages techniques et aériens sont plus difficiles à maîtriser

L’intérêt de jouer avec plusieurs personnages vient des facultés spécifiques des différents protagonistes, il s’agit non seulement du panel de leurs coups mais aussi de leur type tiré de plusieurs catégories. Un personnage puissant comme Luffy excelle au corps-à-corps tout en disposant d’une frappe très puissante, Sanji, lui, utilise sa rapidité en coup de pied tout en ayant une consommation d’endurance réduite pendant sa charge puissante, Bartolomeo, personnage de type technique peut utiliser une frappe attirant les ennemis pendant une attaque chargée et pour finir un personnage aérien comme Reiju peut flotter indéfiniment, ou être invincible lors d’une charge puissante.

Chaque personnage est un plaisir à incarner grâce au feeling de leurs différentes attaques ainsi qu’aux possibilités offertes par la nouveauté des techniques aériennes (saut plus frappes et combos). De ce fait, les frappes au sol, aériennes, et les nouvelles techniques spéciales (via palette de raccourci et rechargement) diffèrent, rendant les combats forcément plus dynamiques.

Alors oui on connaît la chanson, les missions dans un Musô ne sont pas des plus variées et l’on se contente souvent de frapper à tout va avec nos frappes rapides et violentes face aux ennemis attendant sur place. Pour ce nouveau volet de One Piece, on n’échappe pas à la règle mais on s’amuse, même si encore une fois la répétitivité est inhérente au genre avec cette formule de batailles à grande échelle. Seuls les adversaires les plus coriaces peuvent rendre les assauts plus difficiles, d’ailleurs pour les vaincre, détruire leur bouclier est indispensable, tout comme une bonne maîtrise de l’esquive, enfin cela, c’est si l’on joue en plus haute difficulté. Dans ce cas, il faut aussi se soucier de ses alliés dans les missions secondaires, et de ses propres PVs.

Tout dépend donc de la difficulté choisie, du type de personnage que l’on utilise, sachant que les protagonistes de type technique sont un chouïa plus difficiles à maîtriser et que les aériens nécessitent un bon « calibrage » pour ne pas virevolter sans frapper dans le vide. Mais aussi du nombre de joueur(euse)s ainsi que des améliorations de personnages via des arbres de compétences.

Des arbres de compétences classiques et efficaces

Oui le soft implémente des arbres de compétences classiques et efficaces venant des RPGs. Concrètement grâce à des Berrys (la monnaie du jeu) obtenus en fin de bataille et des objets acquis dans le même contexte, il est possible d’améliorer divers attributs de chaque protagoniste. Mais attention pour pouvoir en voir les effets, il faut s’investir un minimum.

L’arbre de compétences de base est ainsi commun à tous afin de permettre l’amélioration de caractéristiques (Force, PVs, etc…) tandis que les autres arbres, au nombre de deux, sont uniques par personnage, de quoi déverrouiller de nouvelles techniques spéciales pour ses chouchous entre autres. Autant dire que cette partie n’est pas à omettre, de plus si vous êtes complétionniste, il vous faudra passer beaucoup de temps pour tout compléter et achever les missions au rang S.

Quelques petits soucis mais l’univers One Piece est respecté

Passons à la partie technique. Ceux qui ont joué au précédent volet ne trouveront peut-être pas de grande différence entre cet opus et le précédent volet. Sur Xbox One X, on trouve des textures un poil datées, un peu de clipping et des environnements manquant de vie, et ce même si le Level Design des niveaux s’en retrouve un peu plus intéressant que dans OPPW3.

Pour plaider en sa faveur, rappelons que le concept du Musô, ce sont des batailles à grande échelle apportant de très nombreux opposants visibles à l’écran, auxquels s’ajoutent les multitudes d’effets de combat (explosions entre autres), effets de lumière, ainsi que la destruction de bâtiments. Nous ne sommes donc pas là pour admirer le paysage mais plutôt pour en apprécier sa fluidité, ce qui est indispensable pour le genre, et là on peut dire que le résultat est à la hauteur.

Cependant, on regrettera les multiples temps de chargement ainsi qu’une caméra capricieuse lorsque l’on est en lock-on. Toutefois si vous avez déjà joué à des softs ayant une caméra très dynamique et virevoltante, cela ne vous dérangera presque pas, et bien sûr, à force de jouer au titre, normalement vous finirez par vous y habituer.

D’un point de vue esthétique, l’enrobage est logiquement manga avec des personnages type cel-shading, on apprécie d’ailleurs le respect de l’œuvre de Eiichiro Oda et la variété des lieux.

Pour sa partie sonore, si l’on ne retrouve pas les thèmes typiques de l’anime, les fans de OPPW seront ravis de retrouver les musiques Warriors et leurs dérivés avec notamment des compositions rythmées mélangeant de l’orchestral avec du rock, ce qui sied plutôt à ce genre Musô. Enfin pour finir cette partie, comment ne pas mentionner les voix japonaises officielles qui font toujours un travail remarquable.

Testé sur Xbox One X

NOTE MaXoE
7
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Pour ce dernier volet en date, il est clair que One Piece Pirate Warriors 4 ne fera pas l’unanimité auprès des fans notamment à cause d’Arcs manquants mais aussi parce qu’il est moins généreux que OPPW3. Mais à côté de cela, le soft reste un bon Musô dans sa catégorie, il est fun avec un système de combat bien dynamique comme il faut grâce à de nombreuses techniques et dispose d’un système d’amélioration sympathique. De plus, l’univers One Piece est respecté avec un bon Roster, les voix officielles japonaises, la possibilité de jouer en coop jusqu’à quatre, et bien entendu les lieux visités et les personnages de l’anime/manga. En conclusion, si vous avez juste envie de satisfaire votre soif de One Piece, que le genre Musô vous plaît mais aussi que vous n’êtes pas trop exigeant, vous devriez apprécier ce OPPW4.
ON A AIMÉ !
- Un gameplay bien dynamique et nerveux via les diverses techniques
- Un bon Roster
- La personnalisation des personnages
- Missions jouables en coop
- L’univers One Piece
ON A MOINS AIMÉ...
- Une caméra capricieuse
- De très nombreux temps de chargement
- Certains le trouveront moins généreux que OPPW3…
- …avec notamment moins d’Arcs
One Piece Pirate Warriors 4 : Un bon Musô à défaut d’être le meilleur OPPW
One Piece Pirate Warriors 4
Editeur : Bandai Namco
Développeur : Omega Force (Koei Tecmo)
Genre : Musô, Beat’em All, Action
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 4
Sortie France : 27/03/2020

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