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Valkyria Chronicles 4 : Retour à la formule Stratégie-RPG gagnante !
La licence effectue un retour aux sources pour rassembler ses fans

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
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Débutée il y a 10 ans, la franchise Valkyria Chronicles fête son dixième anniversaire avec Valkyria Chronicles 4, un nouveau titre Action / Stratégie-RPG dans la veine de ses débuts, et toujours sur fond de Seconde Guerre Mondiale. Annoncé il n'y a même pas un an, le soft cherche à renouer avec les fans qui se sont divisés avec le spin-off Valkyria Revolution sorti l'année dernière. Alors ce retour aux sources va-t-il réconcilier les fans ?

Nous vous en parlions déjà lors de notre test de Valkyria Chronicles Remastered, la licence Valkyria Chronicles se compose d’une série principale composée à présent de quatre épisodes (en incluant Valkyria Chronicles 4), de mangas et également d’animes, ainsi que de deux spin-off : Valkyria Chronicles Duel (navigateur web et smartphone ayant officiellement fermé depuis) et Valkyria Revolution.

Mais ce qu’il faut dire c’est que Valkyria Revolution a fait couler beaucoup d’encre en scindant la communauté des fans en deux, avec ceux dénigrant entre guillemets ce titre qui change radicalement son approche de gameplay et ceux appréciant cette nouvelle approche de ce spin-off malgré quelques lacunes. Vous pouvez d’ailleurs relire notre test à ce sujet.

Avec ce quatrième opus, Sega cherche à réconcilier les fans grâce à un retour aux sources du gameplay originel, mais avant de voir si la recette fonctionne toujours autant, est-ce que l’histoire est assez convaincante ?

La Guerre vue sous un autre angle

1935, le continent d’Europa est en proie à une guerre qui s’éternise entre la Fédération Atlantique et l’Empire, convoitant la source du pouvoir du Ragnite. Les troupes de l’Empire s’en prennent désormais à la nation de Gallia. Voyant que l’Empire gagne du terrain, la Fédération tente alors d’abattre l’une de ces dernières cartes en mettant au point l’Opération Croix du Nord, c’est-à-dire marcher sur une bonne partie du territoire ennemi pour renverser la capitale de l’Empire et ainsi arrêter la guerre. Lors de cette opération très risquée, nous suivons le régiment de l’Escadron E, dirigé par le lieutenant Claude Wallace. C’est ainsi que ce récit parrallèle aux événements de Valkyria Chronicles commence.

Voilà un point qui risque de diviser un peu les fans : les aboutissements et les tenants du scénario avec des méchants moins crédibles par rapport à ce que l’on avait déjà vu auparavant, ou encore des blagues que certains vont qualifier de mauvais goût. Toujours est-il que ce Valkyria Chronicles 4 dispose d’une trame scénaristique agréable à suivre suivant régulièrement le quotidien de la brigade et le récit de guerre par des articles de presse, glossaire,… mais ce scénario réserve aussi son lot de rebondissements, de réflexion et de suspense.

En outre le soft est agrémenté de personnages disposant chacun de leur propre personnalité et background, on en apprend d’ailleurs davantage sur les relations de l’escouade lors de missions annexes dédiées avec entre autres l’éternel impulsif rebelle au grand coeur, la fille toujours saoule, etc… etc… Le tout s’agrémentant d’une bonne dose d’humour bienvenu et parfois graveleux. Et signalons que pour la première fois dans la série, les sous-titres sont intégralement en français, un excellent point.

Un gameplay d’excellence…

Si vous avez déjà joué avec un épisode de la branche principale de la série, vous ne serez absolument pas dépaysé par le gameplay de ce quatrième opus qui reprend le même concept excellent, alliant Action et Stratégie-RPG. On ne joue donc pas dans la prise de risque, même si des nouveautés très agréables sont de la partie.

Pour rappel le gameplay du soft joue sur trois tableaux : Stratégie, vue d’action TPS et RPG, autrement dit il s’agit du système Blitz, la partie stratégie représentant tout ce qui a trait à la tactique, la vue d’action TPS elle nous plonge au coeur de l’action du champ de bataille. Et pour finir le soft est muni de sa dose de RPG pour les améliorations, personnalisations, caractéristiques,…

Rappelons le dénouement de chaque phase. Pendant le mode tactique lors des opérations on accède aux objectifs variés, entre les risques de défaites (passer un certain nombre de tours, perdre un allié spécifique, etc…) et les réussites (atteindre le point de rendez-vous, faire exploser des bombes, défendre des bases,…) visibles sur la carte de commandement. Selon le briefing, il convient déjà de jouer stratégie et de bien faire attention au choix des unités que l’on déploie entre les six types de classes spécifiques (hors blindé), cela ayant une grande importance sur le futur déroulement des opérations.

Il va sans dire qu’un sniper reste un tireur d’élite et que s’il prend de la hauteur par rapport à la topographie de l’environnement, il a une meilleure visibilité sur les ennemis. Les ingénieurs eux, sont davantage présents pour réparer les véhicules (char,…) que l’on utilise, quant aux éclaireurs, ils sont plus mobiles grâce à leurs PA (points d’action de déplacement) mais leurs attaques occasionnent très peu de dégâts,… Après avoir choisi stratégiquement ses unités, la bataille peut commencer.

Toujours sur le mode tactique, chaque unité que l’on utilise consomme un PC (point de commandement) limité au début de chaque tour. Bien sûr, toujours de manière stratégique, il est possible d’utiliser la même unité plusieurs fois pour attaquer, un PC ou plusieurs étant toujours limité à une action. De même, on peut simplement passer son tour pour cumuler les PCs restant au tour suivant. Mais quoi que l’on fasse, utiliser les mêmes stratagèmes à chaque fois n’est pas synonyme de victoire.

Lorsque l’on choisit une unité, on passe au mode action, c’est-à-dire en vue TPS. On dirige son personnage tout en faisant attention à ses PAs (point d’action de déplacement), on le place judicieusement, ensuite on enclenche la séquence de visée avec l’arme choisie puis on décoche le tir. Bien entendu, en utilisant de la stratégique il faut être très minutieux en effectuant un tir à la tête ou sur une faiblesse de l’ennemi, on peut l’éliminer plus rapidement, puis on se sert des PAs restants pour atteindre une zone de couverture (ramper dans les hautes herbes ou derrière des sacs de sable). Pour cet épisode le système de couverture n’a pas été étendu, dommage, se mettre à couvert derrière les murs aurait amené encore plus de possibilités stratégiques et tactiques.

… Qui s’enrichit…

Avec cette base du système de jeu qui s’applique également aux véhicules, chaque partie est différente pour tout type de joueurs selon ses actions et les classes choisies. De plus, la topographie et la géographie de chaque bataille est différente et joue un rôle essentiel à la réussite, ce qui renouvelle sans cesse l’intérêt de ce gameplay au coeur très stratégique, dynamique, riche, simple d’accès et inédit que la franchise a su mettre en place.

En plus de ces éléments, on garde aussi les forces et faiblesses de chaque allié au sens propre (négligent, colérique) en plus de celles liées à sa classe. Ainsi en effectuant les bonnes associations d’équipe, on peut démultiplier les capacités des alliés et même changer leurs faiblesses en atouts dans certaines missions annexes.

Si au niveau des nouveautés réelles le char ne coûte désormais qu’un PC rendant son utilisation plus pratique, des nouveautés plus significatives amènent encore davantage de réflexion et de stratégie à occuper sur le terrain. On vous laisse la surprise de découvrir deux d’entre elles pour vous parler d’une nouvelle classe inédite à ce quatrième opus : les grenadiers.

Concrètement chaque unité grenadier transporte un mortier « portatif » avec un nombre d’obus très limité. Utiliser une unité de ce type coûte également un PC, mais son utilité est sans pareille. Tout comme un sniper, le grenadier peut tirer sur une cible à distance et même encore plus lointaine que ce dernier. Pendant le tour adverse, si chacune de nos unités « canarde » l’ennemi comme dans Valkyria Chronicle, le grenadier lui tire des obus sur les adversaires, quitte à parfois rater des petites cibles très mobiles, mais il reste tout de même un bon choix pour aider la défense.

Néanmoins le point faible de cette classe reste sans conteste le très peu de vie qu’elle possède, il faut donc la protéger au maximum, d’autant que la mort définitive est encore une fois présente sur cet opus. Evidemment ce nouveau champ des possibles est également utilisable par l’ennemi, et recevoir un coup d’un grenadier peut faire très mal. Il faut aussi savoir qu’après avoir passé les tutos, les missions ont une difficulté croissante et les boss sont difficiles.

… Et qui garde sa maîtrise

Pour finir, la partie RPG se trouve encore au camp de base, et on garde les mêmes éléments que l’on avait découverts dans le premier opus Valkyria Chronicles, c’est-à-dire que les points d’expérience gagnés sur le terrain se dépensent pour acquérir diverses habilités et aptitudes pour vos différentes classes (snipers, ingénieurs, entre autres), et que comme précédemment, une montée en XP d’une classe se fait au profit de toute l’équipe, autrement dit si l’on effectue un « Level Up » d’un lancier, tous les personnages lanciers gagnent ce même niveau supplémentaire. Le système est donc plus souple que les RPGs traditionnels au tour par tour.

Dans la partie « Complexe R&D », on retrouve également le nécessaire que l’on avait déjà connu : on peut améliorer son arsenal d’armes pour augmenter l’attaque, les uniformes pour la défense des personnages et même booster les capacités de son tank. Inutile de dire qu’il ne faut surtout pas hésiter à améliorer les armes peu coûteuses au début, ou même se spécialiser sur une branche spécifique en évitant bien sûr de laisser de côté certaines classes utiles. Et pour finir, on peut également gérer son escadron en « recrutant » des classes alliées issues de sa réserve, et inversement en invitant des alliés « actifs » à être provisoirement réservistes. Là encore, on peut « choisir » des recrues selon son envie, mais il faut surtout garder à l’esprit que sur le terrain, il faut rester stratégique.

Une superbe bande-son

Pour ce nouvel épisode, Sega a utilisé le moteur Canvas (âgé de 10 ans) que l’on avait déjà vu à l’oeuvre sur la version originale, le remaster de Valkyria Chronicles et bien sûr sur les autres épisodes de la série excepté Valkyria Revolution. On retrouve donc cette patte cel-shading avec un superbe aspect crayonné et pictural, pour un rendu encore une fois coloré, plus détaillé et tout en « pastel », contrastant avec ce récit sur fond de guerre. En outre le soft profite de belles cinématiques type « anime », d’un chara-design assez soigné et de quelques optimisations sur Xbox One X.

Concernant l’aspect audio, on peut choisir entre les voix japonaises ou anglaises, assez convaincantes dans l’ensemble, évidemment pour une meilleure immersion les voix japonaises sont à choisir en priorité. Au risque de se répéter une nouvelle fois, les sous-titres de bonne facture sont intégralement en français, il n’y a donc plus d’excuses pour ne pas s’essayer au titre. Les musiques quant à elles sont toujours signées Hitoshi Sakimoto qui a oeuvré sur toute la série principale, mais aussi sur Final Fantasy XII, Vagrant Story, Breath of Fire – Dragon Quarter,… Pour cet opus, ses oeuvres musicales sont de grande qualité oscillant entre épique, féerique et bien sûr militariste.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

En revenant à ses origines sans véritable prise de risque, Sega va mettre tout le monde d'accord sur ce nouvel épisode. Valkyria Chronicles 4 dispose d'une formule bien rodée qui fonctionne toujours autant au niveau de son gameplay, prenant, stratégique et dynamique, le système Blitz s'enrichit désormais d'une nouvelle classe (les grenadiers) et d'ajouts très utiles pour renouveler encore davantage l'intérêt. Sous ce gameplay maîtrisé se cache aussi une bonne ambiance, un scénario centré sur des personnages attachants sur fond d'un récit de guerre, une OST superbe et une esthétique tout en aquarelle. Seule véritable ombre à ce tableau pratiquement idyllique : les antagonistes sont moins crédibles par rapport à ce que l'on a déjà vu par le passé.
ON A AIMÉ !
- Personnages attachants
- Une belle durée de vie pour le 100% (entre 50 et 70 heures)
- Une très belle OST
- Un bon challenge
- Un gameplay toujours aussi efficace et très technique
- Les nouveautés de cet opus apportent un énorme plus sur le système de combat
- L'enrobage de l'esthétique global
ON A MOINS AIMÉ...
- Des méchants moins crédibles
- On aimerait bien que les possibilités de couverture soient étendues
Valkyria Chronicles 4 : Retour à la formule Stratégie-RPG gagnante !
Valkyria Chronicles 4
Editeur : Sega
Développeur : Sega
Genre : Action, Stratégie-RPG
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 25/09/2018