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Wolfenstein Youngblood : Les jumelles s’en mêlent…
… les pinceaux

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Après deux épisodes principaux The New Order et The New Colossus, ainsi que le spin-off Old Blood, la licence FPS de Machine Games opère de nouveaux changements de gameplay majeurs avec l’ajout de Lite-RPG et une expérience en ligne pour son dernier opus : Wolfenstein Youngblood. Mais avec ces nouvelles modifications, cette chasse aux nazis est-elle toujours aussi bien ?

Depuis The New Order en 2014, la licence Wolfenstein se modernise et le gameplay reste toujours aussi jouissif. Pour Youngblood, Machine Games s’est associé aux développeurs lyonnais d’Arkane Studios. Ces derniers, déjà à l’œuvre sur Dishonored ou encore Prey, apportent leur propre touche Lite RPG dans la progression et le Level Design du soft.

Et l’on va voir que cette nouvelle orientation, certes classique pour le genre, est intéressante surtout que pour ce dernier opus le scénario mis en place dans ce monde uchronique est beaucoup plus discret, à notre plus grand regret, afin de laisser davantage place à de l’action pure et dure. Résultat, la qualité de la narration en prend un sacré coup avec notamment la relation des jumelles qui ne fonctionne pas vraiment et un second degré moins présent.

Blazko, porté disparu

Wolfenstein Youngblood se déroule dix-neuf ans après les événements dépeints dans The New Colossus. Cette ellipse temporelle met en avant les deux enfants de Blazko le Barjot, qui sont en réalité deux jumelles : Jess et Soph. Ces dernières ont en effet été élevées et entraînées « à massacrer potentiellement du nazi » par leur paternel et maternelle depuis leur plus tendre enfance.

Mais lors d’une mission dans un Paris occupé, Blazko disparaît. C’est donc naturellement à ce duo féminin de le retrouver et par la même occasion de tout mettre sens dessus dessous dans les rangs ennemis.

Le Buddy Pass, et les nazis trépassent

Jusqu’à présent, les titres Wolfenstein étaient axés sur une histoire solo mais avec Youngblood, les développeurs ont pour la première fois imaginé un jeu coopératif pour la licence. Le jeu tournant autour de deux sœurs, en jouant seul(e) on sera forcément accompagné(e) par une intelligence artificielle peu convaincante, alors que l’expérience à deux joueur(euses) (en ligne uniquement) est déjà plus plaisante.

Pour cette partie coopération et sans doute pour compenser les lacunes de l’IA, l’excellente idée du studio est le système Buddy Pass disponible dans la version Deluxe du titre. Concrètement il est possible d’inviter un(e) ami(e) ou un(e) joueur(euse) dans sa partie grâce à une clé d’accès. Et cela sans avoir la nécessité pour la seconde personne de posséder ledit jeu. Elle peut alors suivre l’intégralité du soft de manière gratuite sans besoin de dépenser un seul centime.

Les avantages et les inconvénients d’être en duo

Cette nouvelle entrée en la matière est aussi l’occasion d’introduire des features de gameplay inédites dans la franchise, et cela commence dès le début. Après avoir effectué notre choix d’incarner Jess ou Soph, plusieurs types d’options sont disponibles sur un exosquelette, son armement et son pouvoir. S’il est bien sûr possible pour chaque sœur d’utiliser les mêmes équipements et capacités, il est nettement plus intéressant de choisir une complémentarité lorsque l’on joue à deux joueurs(euses).

L’une des jumelles peut alors devenir invisible afin d’utiliser la discrétion pendant que sa sœur effectue un plaquage. Vous l’aurez compris, le soft permet d’adopter une approche de jeu entre l’infiltration et le bourrinage, et cette expérience varie selon le degré de difficulté choisi, même si au final l’approche bourrine caractérise toujours autant Wolfenstein. En plus de cela, les jumelles ont également des capacités qui peuvent booster temporairement certains attributs (une régénération de santé par exemple).

Mais un point tout aussi important est que les destinées de Jess et Soph sont fatalement liées l’une à l’autre. En effet, en plus des capacités et des pouvoirs, les deux sœurs partagent « trois vies ». Lorsque Jess (ou Soph) est à terre, on peut la réanimer comme dans la plupart des jeux du genre prônant la coopération. En revanche si la réanimation est impossible, car vous avez tout simplement succombé également, la première à terre est réanimée automatiquement, ce qui a pour effet d’éliminer l’une des trois vies.

Un Lite RPG qui apporte une bonne touche de renouveau pour la franchise

Avec la présence d’Arkane Studios au développement, le Lite RPG s’invite dans Youngblood qui prend désormais des allures des softs d’Ubisoft comme les derniers Far Cry par exemple. Les héroïnes disposent d’un système de Levelling (comme les ennemis via un Level Scaling lié sur l’hôte de la partie) avec des points de compétences à distribuer (pour améliorer la santé par exemple), et cela en plus des classiques d’améliorations d’armes.

Alors que la ville est à explorer, le Paris des années 80 métamorphosé et malheureusement peu reconnaissable, a été découpé en trois vastes zones distinctes disposant de leur lot de quêtes annexes, d’exploration avec des caches secrètes, etc… Et leurs objectifs à accomplir pour progresser dans la mission principale sont à réaliser dans l’ordre de son choix.

Mais qui dit zones distinctes dit aussi forteresses à conquérir dans l’optique d’avancer dans l’histoire principale, sauf que pour pouvoir prétendre à la conquête il est fortement recommandé d’avoir le niveau indiqué pour s’y mesurer. Réaliser des quêtes annexes classiques devient donc indispensable pour acquérir de l’expérience, améliorer son armement/compétence et ainsi de suite, telle est la formule du moment pour les jeux du genre. Cela nous amène bien sûr à explorer des lieux et donc découvrir un Level Design déjà plus agréable par son ouverture, ses multiples embranchements mais également par son axe de verticalité maîtrisé que l’on peut parcourir grâce à un double saut.

Seulement avec ce système de progression, si dans un premier temps l’exploration et la découverte sont certes sympathiques, les nombreux allers-retours liés aux quêtes annexes nous incitent toujours à utiliser le chemin le plus court, on n’échappe donc pas, comme pour certains titres du genre, à une redondance.

C’est d’autant plus dommage que rien n’a été fait pour que l’on puisse profiter pleinement de ce Level Design : prendre un chemin alternatif hors « collectibles à trouver » se résume alors à rencontrer des ennemis toujours placés de la même manière, qui ne nous pourchassent plus dès que l’on sort de leur zone de « patrouille ».

Idem avec un système de résistance placé sur ses opposants façon The Division 2, l’idée très intéressante est en partie « gâchée » par une trop grande quantité d’ennemis car devoir changer de flingue et donc de munitions afin de s’adapter aux adversaires constamment casse une partie du rythme.

A chacun ses goûts

On retrouve un aspect visuel fidèle à la franchise, c’est propre dans l’ensemble avec des effets pyrotechniques bien réalisés. Pour ce dernier volet, à l’instar de The New Colossus lors de la sortie de la Xbox One X, Youngblood bénéficie d’optimisations graphiques.

Comme d’habitude pour le genre, on a le choix entre plusieurs options sur la « résolution dynamique ». Si l’on choisit « Sans », le soft tourne en 4K mais au détriment des FPS qui vacillent entre 30/40FPS, alors que sur « Agressif » le framerate est déjà plus beaucoup plus stable (même si certaines chutes subsistent) mais en toute logique on y perd en aspect graphique avec moins de finesse et d’ombrage.

Enfin la dernière option, « Activé » (mode par défaut) permet une stabilité entre les deux mais sans toutefois égaler le 60FPS en toutes circonstances. Logiquement, on ira donc vers la meilleure fluidité pour se garantir une expérience de jeu optimale.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Avec Youngblood, les développeurs de Machine Games se sont associés à Arkane Studios afin d’apporter du renouveau dans la franchise Wolfenstein. Si l’ajout de Lite RPG et d’un Level Design plus ouvert font du bien et installent un vent de fraîcheur, tout comme la possibilité de jouer à deux via la coop online, on attendait tout de même que Youngblood ne tombe pas dans les différents pièges de la formule du genre ce qui est malheureusement le cas. La narration s’en retrouve moins bonne que dans The New Colossus et forcément le supplément de la dimension Lite RPG oblige à réaliser des quêtes annexes Fedex dans l’optique de progresser dans la campagne ce qui amène un aspect redondant qui risque de déplaire. Mais malgré tout, le titre pourra convaincre grâce à ses gunfights.
ON A AIMÉ !
- Jouable en coop avec le Buddy Pass
- Le Level Design
- Les éléments Lite RPG
- Des combats grisants…
- De bonnes idées
ON A MOINS AIMÉ...
- Scénario très en retrait
- Pas de coop local
- La résistance sur les ennemis, une fausse bonne idée
- … mais le rythme en prend un coup avec le système de munitions
Wolfenstein Youngblood : Les jumelles s’en mêlent…
Wolfenstein Youngblood
Editeur : Bethesda Softworks
Développeur : Machine Games / Arkane Studios
Genre : FPS
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2
Sortie France : 26/07/2019