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Final Fantasy X / X-2 HD Remaster : La compil’ revêt son habit 4K sur Xbox One, indispensable ?
On aurait aimé des bonus exclusifs tout de même !

Appréciation de MaXoE
8
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Après Final Fantasy VII et Final Fantasy IX, c’est au tour du duo Final Fantasy X / X-2 HD Remaster de débarquer sur Nintendo Switch et Xbox One. Vous ayant proposé des tests de FFVII, FFIX et de FFXII, c’est donc logiquement que nous nous sommes attelés à ce Remaster afin de vous proposer notre point de vue avec le moins de spoils possibles.

Premier épisode sorti initialement en 2002 sur Playstation 2 (en France), Final Fantasy X nous laissait découvrir tous ses secrets. En effet, à cette époque la parution de la version Internationale (européenne donc) permettait de découvrir de nouvelles intégrations avec notamment des chimères purgatrices. De leur côté, nos ami(e)s du Soleil-Levant ont dû attendre une nouvelle parution du titre pour profiter de ces ajouts. Le soft reste encore à l’heure actuelle l’un des plus populaires de la série, grâce notamment à son univers profond et au renouvellement de son gameplay.

Quelques années plus tard, et à la surprise générale, une suite sortait sous le nom de Final Fantasy X-2, une première dans toute l’histoire de la franchise FF. Cela a permis d’instaurer par la suite de multiples suites dans la saga, que ce soit via le format jeux vidéo ou film avec notamment FFVII – Advent Children. Malgré tout, lors de sa sortie initiale Final Fantasy X-2 ne livrait pas tous ses secrets, nos amis nippons ayant profité d’une version complète contrairement à nous, petits Européens.

Il a fallu attendre la disponibilité de Final Fantasy X / X-2 HD Remaster (sur PS3) pour découvrir les bonus de FFX-2, mais aussi un jeu complet supplémentaire : Last Mission ainsi que des dramas audios (Eternal Calm en vidéo et Will uniquement en drama audio). Petite précision, toutes ces versions « HD Remaster » et même cette mouture Xbox One n’incluent pas le « roman » Final Fantasy X-2.5 – Le Prix de l’Éternité.

Un monde, trois histoires

FFX : Le pèlerinage et les préceptes

Star du Blitzball (mélange de foot/water polo) dans sa ville de Zanarkand, Tidus est sur le point de jouer son prochain match avec son équipe des Zanarkand Abes. Alors que tout se passe bien durant celui-ci et qu’il fait un admirable show, une attaque d’une entité gigantesque appelée Sin survient. Après quelques péripéties et contre toute attente, il se retrouve propulsé 1 000 ans dans le futur.

De là, il rencontre un monde totalement nouveau pour lui, celui de Spira, des terres saccagées, des cultures différentes, des « hérétiques » utilisant des machines, entre autres. Arrivant sur Besaid, Tidus apprend que le monstre qui l’avait attaqué chez lui est également présent dans ce monde. Pour le vaincre, il est nécessaire qu’un Invokeur fasse un pèlerinage afin d’obtenir l’Ultime Chimère. C’est ainsi qu’il rencontre l’invocatrice Yuna dont il va devenir l’un des protecteurs. Une longue épopée s’annonce…

FFX-2 : Le trio féminin des Albatros à l’action

Deux ans après les événements qui se sont déroulés dans FFX (et ceux d’Eternal Calm), on retrouve une partie de l’équipe féminine (Yuna et Rikku) ainsi qu’une toute nouvelle : Paine. Les trois femmes sont devenues des chasseuses de sphères connues sous le nom des Albatros.

Un jour lors de leurs recherches, elles découvrent une visiosphère (une vidéo préenregistrée). En la visionnant, elles reconnaissent un visage familier emprisonné dans un lieu qui semble inconnu. Cette découverte lance le début d’une nouvelle aventure mais Spira court également un grave danger.

FFX-2 Last Mission : Fin d’une épopée et conclusion

Depuis la fin de FFX-2 (sans compter les événements relatés dans le roman), trois mois se sont écoulés. Le trio Y-R-P (Yuna, Rikku, Paine) qui s’était séparé se reforme à la suite d’une étrange lettre reçue. En effet, l’expéditeur, inconnu au demeurant, les invite à gravir la tour du nouveau vestige découvert Iutycyr pour y découvrir des réponses.

Disposant de personnages charismatiques ayant chacun leur propre background, FFX est également intéressant de par son univers relativement occidentalisé, ses institutions religieuses et les sujets traités. Si de son côté Eternal Calm fait un liant entre les deux opus (FFX et FFX-2 donc), Final Fantasy X-2 est radicalement différent.

Il partage le même univers et l’on y découvre le développement de ce monde deux années après, que ce soit au niveau de vie des habitants, du devenir de certains personnages ou l’évolution des héroïnes (maturité, etc…). Mais à l’époque cette prise de risque très girly et sa bande-son relativement J-Pop avaient longuement été critiquées par une partie des fans de la série. Aujourd’hui la donne a quelque peu changé la musique J-Pop perce véritablement en France mais ceci est un autre sujet.

FFX : Un JRPG complet 

Comme pour le reste de la franchise, on retrouve dans ces deux FF (FFX et FFX-2) tout le sel qui caractérise les JRPG. Mais de son côté, bien que Last Mission dispose d’éléments RPG, ce dernier est très différent de ses aînés. Il emprunte un autre type de genre de jeu plus axé sur le Dungeon Crawler à la Chocobo Dungeon ou bien Shiren the Wanderer par exemple.

Dans FFX on parcourt le monde de Spira dans l’optique d’un pèlerinage. Lors de cette épopée, on arpente des lieux « magiques » : Macalania ou encore la féérie de Guadosalam (dans un endroit très particulier que nous ne spoilerons pas). Bien entendu, tous les environnements sont interconnectés entre eux, on a donc un axe d’exploration afin de dénicher des coffres, examiner des objets, résoudre des énigmes, affronter des monstres (après transition) mais pas seulement.

De nombreux endroits abordent un aspect linéaire avec des embranchements type couloirs alors que d’autres sont plus ouverts ce qui reste plus agréable. Néanmoins outre son histoire, ses personnages, ses lieux inspirés et logiquement son univers, FFX n’en oublie pas pour autant d’inclure des quêtes annexes et plusieurs mini-jeux relativement sympathiques. On pense par exemple à la quête des 200 éclairs à éviter, au centre d’entraînement ou aux « livres » servant de traduction à la langue de l’Al Bhed.

Ce langage « secondaire » étant aussi bien utilisé lors de cinématiques/cutscenes que lors de « chasses au trésor ». On a également des courses de Chocobos ainsi que le Blitzball, ce mélange football/water-polo sous-marin étant aussi axé sur la stratégie. D’ailleurs concernant ce dernier, le recrutement est un point essentiel si l’on souhaite réussir ses matchs. Et l’on a aussi des boss annexes, des recherches du meilleur équipement possible, etc… En bref de ce côté-là c’est du tout bon.

Nous l’avons énormément cité en tant que référence et nous en avons longuement parlé lors de précédents tests, FFX recèle l’un des meilleurs systèmes d’apprentissage de compétences : le sphérier. Ce système a d’ores et déjà fait ses preuves et fonctionne toujours aussi bien aujourd’hui. Ce sphérier immense sert aussi bien à l’apprentissage de compétences qu’à l’amélioration de statistiques (force, PV, magie, etc…). Car oui contrairement à la tradition des JRPGs, ici remporter des combats permet de gagner des PCs (une barre d’expérience). Une fois le « Level Up » atteint, on obtient un PE (Point d’Évolution) qui sert à se déplacer sur le gigantesque sphérier afin d’atteindre les différentes cases adjacentes.

Mais pour apprendre de nouvelles compétences et améliorer ses caractéristiques, il faut également être en présence de sphères spécifiques (compétences, constitution, etc…) et c’est toute l’importance de l’enjeu. Pour progresser dans le jeu sans être dépassé, il faut veiller à bien activer les diverses améliorations et être stratégiques sur certains éléments secondaires instaurés, et ce pour chaque personnage. Il existe toutefois deux sphériers différents : soit le sphérier standard avec le placement de classe des héro(ïne)s prédéfinis, soit le sphérier expert où l’on est libre de moduler ses persos absolument comme on le souhaite. Mais attention on ne peut utiliser qu’un sphérier unique par partie, pour utiliser l’autre il faut « recommencer le jeu ». Dans les deux cas, tous les héro(ïne)s peuvent apprendre la même chose (magie noire, magie blanche, amélioration de statistiques,…) en passant par la même case.

Ces éléments sont évidemment essentiels pour venir à bout des combats et surtout auprès des boss annexes redoutables comme les chimères purgatrices par exemple. Pour affronter ces divers opposants, une transition s’opère puis on se retrouve dans un combat au tour par tour plus classique. Exit la jauge ATB, place au système CTB, c’est-à-dire du tour par tour avec ordre de passage des alliés et des ennemis. Lors de son tour on peut attaquer, utiliser des objets ou encore des compétences en veillant à mettre les altérations d’état à profit et les attaques élémentaires. On a aussi une jauge spéciale d’Overdrive qui une fois pleine, permet l’utilisation d’une attaque dévastatrice apprise, le tout sous couvert d’une séquence QTE pour en augmenter les dégâts.

FFX-2 : Similaire à son aîné mais avec une évolution au niveau du gameplay 

De son côté FFX-2 n’est pas en reste et reste très similaire à son aîné sur la forme. En tant que suite dans le même univers, on arpente une nouvelle fois le monde de Spira avec quelques lieux modifiés. Mais ce soft a aussi implémenté une fonction de saut (une première), grâce à cela on accède à de nouvelles portions (via une exploration sur les hauteurs) et des environnements inédits.

Évidemment comme son prédécesseur FFX-2 s’accompagne d’activités annexes et de mini-jeux. Par exemple si le Blitzball réapparait ce n’est pas dans sa forme originelle puisque l’on doit désormais manager son équipe. On a aussi un jeu de tir, des massages, le Sphere Break et une multitude de quêtes annexes s’accomplissant sur plusieurs actes. En réussissant le maximum de choses ou en atteignant les 100 % via deux parties, des choses diffèrent, mais chut !

Même si des choses sont assez similaires à FFX, le sphérier n’est plus d’actualité et laisse place au système de Vétisphères que l’on appellerait plus vulgairement un retour aux utilisations des classes. Alors que dans FFX on pouvait moduler ses persos pour devenir expert en magie noire ou autre. Ici chaque vétisphère renferme un Job spécifique : Chanteuse, Mage Blanc, Chevalier Noir,… utilisable par les trois héroïnes ou réservé à l’une d’entre elles comme Makina Arma pour Rikku. Il y a également des vétisphères inédites implémentées dans le Remaster comme Estivante jouable par les trois filles.

En utilisant ces vétisphères, on a accès aux panels de compétences associées et à terme on peut apprendre les capacités définitivement pour s’en servir même en revêtant une autre vétisphère. L’accès à ces Jobs requiert non seulement de les trouver mais aussi de les placer (ou non) sur des palettes ce qui amène encore un soupçon de stratégie. Car selon la palette équipée (une sorte de mini arbre de compétence pour schématiser) des bonus peuvent être acquis (magie + 5, force + 5,…). En plus des vétisphères inédites, cette version Remaster dispose d’une arène, d’un mode Creature Create permettant cette fois d’élever les monstres afin qu’ils combattent à nos côtés mais il n’y a pas qu’eux. On n’en dira pas plus.

En parlant à demi-mots des affrontements, ceux-ci n’utilisent plus le système CTB mais reviennent sur les bases établies par la jauge ATB. C’est un principe que vous connaissez déjà si vous avez déjà joué à la série. Pour faire simple, le remplissage de la jauge ATB (Active Time Battle) permet de déterminer l’ordre des tours des combattants. Et bien sûr une fois qu’il s’agit de notre tour, on peut attaquer, utiliser des objets, ou encore de nombreuses capacités liées aux Jobs. Sauf qu’ici en changeant de vétisphère sur la palette à tout instant lors de tour, on peut régulièrement changer son rôle pour s’adapter au mieux à la situation, ce qui est une bonne particularité de ce FF.

FFX-2 Last Mission : Un grand changement

Avec ces deux titres déjà bien fournis et suffisamment différents, ce Remaster s’accompagne du jeu complet The Last Mission. Cet épisode que nous pouvions découvrir seulement depuis le Remaster PS3/PS Vita, est totalement différent question gameplay de ses aînés. Exit l’exploration, les combats au tour par tour régi sur le système ATB/CTB et fini aussi les affrontements avec plusieurs personnages. Ici ce FF expérimente le Dungeon Crawler comme l’a ensuite fait Chocobo Dungeon, Shiren The Wanderer et encore bien d’autres.

Ce genre très particulier est en quelque sorte un dérivé du Tactical-RPG, chaque petit acte comme le déplacement, l’utilisation d’objets, les compétences ou les attaques, effectue une véritable action. Tout est donc très stratégique puisque dès que l’on réalise une seule action, c’est au tour de l’ennemi d’en faire autant et bis repetita. Petit conseil : vous pouvez utiliser les gâchettes pour orienter votre personnage à 360° sans que cela « consomme d’action », l’ennemi n’attaquant pas tout de suite. Vous avez donc l’opportunité de bien vous placer avant d’effectuer une « véritable action ».

Toutefois ce gameplay est plus difficile à prendre en main au début et par logique ne plaira pas à tous. Si vous avez déjà joué à FFX-2 auparavant, vous allez constater que le système de Vétisphère (les Jobs) est toujours présent. On peut donc également changer de classes à volonté, à condition de les trouver en jeu bien sûr.

Du 4K pour celles et ceux qui ont le matériel

Graphiquement on est en face d’un titre qui a déjà bénéficié d’une remasterisation sur PS3/PS Vita, cette version Xbox One est logiquement un portage de la mouture PS4. L’évolution graphique n’est pas flagrante par rapport à cette dernière si ce n’est que les softs profitent d’un rendu 4K Ultra HD avec une optimisation Xbox One X. C’est donc propre, lisse, les éclairages sont mieux mis en valeur, et l’on profite d’un affichage en 16:9. Du côté de la bande sonore, on est évidemment en face de très belles sonorités, d’ailleurs cette bande-son a profité de musiques réarrangées, ce qui un régal pour les oreilles.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Les fans exclusifs de Microsoft (ou les non-possesseurs de Switch/PS4) peuvent enfin découvrir Final Fantasy X/X-2 HD Remaster qui débarque pour la première fois sur leur console de salon. Avec trois aventures pour le prix d’une, inutile de dire que vous en aurez pour des centaines d’heures si vous visez le 100 % sur les trois softs. FFX et FFX-2 sont des JRPGs de très bon acabit, bien que FFX-2 risque de déplaire pour son orientation féminine malgré ses très grandes qualités. En revanche, Last Mission est complètement différent, ce Dungeon Crawler peut être difficile à maîtriser dans un premier temps. Dans tous les cas, ce serait dommage de passer à côté de ces titres si vous n’avez jamais mis la main dessus, même avec leur âge avancé ils sont toujours aussi plaisants à parcourir.
ON A AIMÉ !
- (Re)découvrir les softs
- Les combats stratégiques
- Le système du Sphérier et des Vétisphères
- Le contenu annexe
- Les OST
- Très belle durée de vie
ON A MOINS AIMÉ...
- Pas de bonus exclusifs à la version Xbox One
- Will ne rend pas hommage à tous les persos
Final Fantasy X / X-2 HD Remaster : La compil’ revêt son habit 4K sur Xbox One, indispensable ?
Final Fantasy X / X-2 HD Remaster
Editeur : Square Enix
Développeur : Square Enix
Genre : JRPG
Support(s) : PC, PS Vita, PS3, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 16/04/2019