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Borderlands – Game of the Year Edition : Un retour comme on aimerait en voir plus souvent !
On espère que le troisième épisode sera à la hauteur !

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
En attendant la sortie de Borderlands 3 que nous suivons de près, l’éditeur 2K sort un remaster du premier Borderlands dans une version GOTY. De quoi compléter sa collection sur la génération actuelle ou (re)découvrir pour les nouveaux(elles) joueurs(euses), un FPS / RPG de niche, devenu une référence en la matière.

Gearbox Software, c’est avant tout pour les plus anciens une licence, Half-Life, un FPS qui a révolutionné le genre lors de sa sortie. Mais le studio a aussi d’autres franchises à son actif comme Brothers in Arms et surtout le très reconnu Borderlands. Un titre au mélange audacieux entre le FPS « classique », une multitude d’éléments RPG (butins, compétences ou encore du craft) et une orientation portée sur l’Action.

Le succès a été immédiat. Pour faire court, Borderlands est devenu une référence dans sa catégorie et comporte désormais trois jeux (hors portages/remasters) : Borderlands, Borderlands 2 et Borderlands The Pre-Sequel. La licence s’agrandira avec le très attendu Borderlands 3 prévu pour une sortie le 13 septembre de cette année.

Les chasseurs de l’Arche

Sur la planète pas très conviviale de Pandore, la légende de l’Arche incluant technologies extraterrestres futuristes, richesses, célébrités et puissance, est mondialement connue. En ayant vent de cette histoire, moult personnes sont devenues des chasseur(euse)s de l’Arche, et il paraît que cette Arche existe vraiment sur Pandore. Sur cette planète désertique, tout le monde veut tenter sa chance et aujourd’hui ce sont quatre petits nouveaux(elles) qui arrivent sur cette terre promise : Mordecai, Lilith, Brick et Roland. Arrivés dans la minuscule bourgade de Fyrestone, ils font la connaissance de « l’Ange Gardien ». Une longue, très longue aventure se profile devant eux.

Si l’intrigue n’est pas révolutionnaire, on retient particulièrement l’univers riche, des têtes emblématiques comme le Dr. Zed, ou encore Claptrap ainsi qu’une bonne dose d’humour. En venant sur les consoles de dernière génération (PS4, Xbox One) et PC, Borderlands – Game of the Year Édition s’accompagne de tous les DLCs payants parus jusqu’alors. Autrement dit quatre campagnes de plus avec leur lot de scénarios, de quêtes, de nouvelles zones, d’objets, d’armes, etc… Au programme ce sont donc quelques dizaines d’heures supplémentaires qui s’ajoutent au compteur. En résumé, la version GOTY comprend donc son scénario principal plus L’île des Zombies du Dr Ned, l’Émeute dans l’Underdome de Mad Moxxi, L’Armurerie Secrète du Général Knoxx et La Robolution de Claptrap.

Un jeu devenu une référence dans sa catégorie grâce à son multijoueur…

On préfère vous le dire tout de suite, non Borderlands – Game of the Year Édition n’est pas inclus dans la « Handsome Collection », qui elle comporte Borderlands 2 et Borderlands The Pre-Sequel. Toutefois, les trois opus ont été remastérisés avec des optimisations Xbox One X, mais nous reparlerons des améliorations du premier Borderlands en temps voulu. Pour l’heure, on va vous parler de ce qui a fait la renommée de Borderlands, et pourquoi ce jeu est devenu une référence en soi.

Si l’on dispose de quatre personnages à incarner, c’est pour une très bonne raison et même deux : le soft est entièrement jouable jusqu’à 4 joueurs(euses) maximum (en ligne et en local). Et cela tombe bien puisque chaque chasseur de l’Arche que l’on peut contrôler est doté d’une classe spécifique. Chaque classe est assez différente pour changer radicalement sa manière de jouer et varier les plaisirs de chaque type de joueur(euse)s.

Parmi les combattants, on a Lilith, la Sirène amatrice des munitions octroyant des altérations d’état élémentaires (incendiaire, électrique,…), mais elle peut devenir invisible et plus rapide pendant un court laps de temps. Il y a Mordecai qui est plus axé sur la discrétion avec notamment l’utilisation d’un Sniper mais également d’un oiseau. Brick, le Furieux, lui est la force brute du groupe faisant parler ses poings mais également des armes lourdes. Et enfin Roland, Soldat de son état, ce personnage constitue l’idéal pour débuter grâce à sa polyvalence, mais aussi ses fusils d’assauts et sa tourelle, ce qui est très utile en appui de soutien.

… Et son axe RPG avec un large choix de personnalisation (armes, compétences,…)…

Une fois le choix fait, on se retrouve dans un monde ouvert désertique façon Mad Max. Tout comme ce dernier, on peut y conduire des véhicules, très utiles pour arpenter cet immense terrain de jeu. Mais on a également de multiples choses à faire (mais énormément !) via notamment du loot et un gros axe RPG, le tout en vue à la première personne. On vous a parlé des classes, mais la partie RPG ne se contente pas que de cela. Chaque héro(ïne) peut acquérir des Mods spécifiques supplémentaires et dispose aussi de son propre arbre de compétences spéciales. Ainsi chaque arbre de talent est divisé en trois branches distinctes, c’est donc à vous d’orienter votre personnage selon vos envies, et ce toujours en adéquation avec les ennemis alentours, l’équilibrage étant parfaitement au point.

Pour pouvoir améliorer son personnage, rien de tel que de massacrer une foule d’ennemis et c’est ce que l’on fait pendant une très grande partie de l’aventure. Un système qui peut sembler répétitif, mais qui fait la force des looters/shooters d’aujourd’hui. Pour atténuer cet effet, il y a l’aspect multijoueur mais aussi les nombreuses quêtes annexes qui parsèment le jeu (battre un chef, récupérer des éléments, etc…), sans oublier une multitude de défis (écraser plusieurs monstres en véhicule ou en vaincre à coups de poing par exemple). Borderlands dispose d’un contenu conséquent et même si l’originalité ne pointe pas forcément le bout de son nez, on prend encore beaucoup de plaisir à arpenter Pandore à la recherche de la moindre activité à faire.

… Ainsi que des combats joussifs et techniques à plusieurs

Surtout qu’en tant que « looter/shooter », le soft, à l’instar d’un Diablo, a lancé la « mode FPS » du loot en code couleur. Chaque ennemi vaincu ou presque laisse d’innombrables biens de tous les types : snipers, pistolets, grenades, fusils d’assauts, mods pour les compétences ou encore boucliers (régénération de PV entre autres), et franchement il y a de quoi faire ! D’ailleurs, il n’y a pas que nos adversaires qui disposent de bons matériels : le décor tout entier (enfin tous les éléments possibles à détruire ou inspecter) permet de découvrir des trésors, cela passe par des boîtes aux lettres, des tas de détritus, des machines à laver, des tiroirs, des vendeurs (classique, mais oui il y en a), voire des toilettes !

Le principal atout de Borderlands, c’est bien évidemment ses combats jouissifs et addictifs. Tel un FPS classique, si tout est dans l’art de l’utilisation de l’arme, les développeurs ont intégré une option spécifique : l’apparition de coups critique. C’est-à-dire que les ennemis ont une jauge de vie avec des faiblesses : tirer dans la tête fait alors davantage de dégâts que d’asséner des attaques dans le bras ou le torse. En plus de cela, comme chaque héros dispose de sa propre classe, il est tout à fait envisageable de créer des combinaisons à plusieurs pour assaillir les adversaires.

Même si l’IA ne semble pas dès plus redoutable et intelligente, elle offre de très belles joutes, notamment lorsque l’on se trouve face à plusieurs types d’opposants simultanément : Skags, Nabots, Snipers, etc… D’ailleurs un petit mot sur le bestiaire, celui-ci est bien varié avec une identité propre.

À plusieurs, bien évidemment les fusillades sont un peu plus fun et la technique l’emporte sur le reste pour peu que les adversaires d’en face soient plus forts que nous. Si par malheur un ennemi arrive à nous enlever tous nos points de vie, ce n’est pas obligatoirement synonyme d’un retour au checkpoint. En effet, deux solutions existent pour revenir combattre directement : soit nos alliés peuvent traditionnellement nous réanimer, soit on peut se réanimer tout seul.

Eh oui, lors d’un « K.O » (les PVs étant à zéro), notre personnage agonise sur place, on a alors quelques petites secondes pour envoyer valser un opposant. En y parvenant, on peut « revivre » et retourner au cœur d’une bataille comme si rien ne s’était passé. Autant dire que dans ces moments de difficultés, il est indispensable de dézinguer l’adversaire le plus faible afin de revenir en vie le plus vite possible.

Avec plus de 10 ans d’âge, Borderlands vieillit plutôt bien

En plus de tous les DLCs dans cette version GOTY, on profite non seulement d’un bond graphique mais aussi de quelques fonctions utiles afin d’améliorer le confort de jeu. Ainsi, désormais les munitions sont récupérées automatiquement, on a le droit à une mini map tirée de Borderlands 2, ce qui aide énormément lors de l’exploration. Il y également des Golden Keys (des coffres spéciaux), la possibilité de personnaliser davantage son personnage ou encore de verrouiller des objets pour éviter de jeter ceux que l’on souhaite garder à tout prix. Si tout cela apporte un plus, on regrette tout de même que l’interface des menus (inventaires et missions) n’ait pas reçu plus de soin afin d’être plus optimale.

Concernant l’habillage graphique, au moment de sa sortie en 2009, Gearbox et 2K ont utilisé du Cel-Shading et aujourd’hui encore ce procédé donne une réelle identité et une plus-value au titre. Même si dans ce premier opus les environnements ne sont pas hyper différents les uns des autres, et si certaines tares techniques d’époque sont encore là, l’optimisation 4K/HDR apporte un véritable plus. Les graphismes sont ainsi plus fins, beaucoup plus détaillés avec des effets d’ombre et de lumière plus convaincants.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
8
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Si certains titres vieillissent mal, on ne peut pas dire que ce soit le cas de Borderlands - Game of the Year Edition. Dix ans après sa parution initiale, le soft est toujours une excellente aventure fun et jouissive à parcourir, et ce à plusieurs de préférence ! Avec déjà une campagne principale conséquente en matière de durée de vie, cette version GOTY fournit bien évidemment des heures et des heures de jeu supplémentaires avec tous les DLCs présents de manière gratuite. Parmi les différentes nouvelles options disponibles, mention spéciale à la mini-map qui apporte un véritable confort de jeu en plus. De même, le rendu 4K/HDR arrive à sublimer un aspect Cel-Shading toujours au top, même avec 10 ans d’âge. Bien entendu, retourner sur Pandore fera son petit effet aux amateurs(trices) de la série, mais surtout Borderlands GOTY offre une très bonne porte d’entrée aux nouveaux(elles) venu(e)s. Il ne reste plus qu’à attendre le troisième épisode, qui on l’espère, sera de la même trempe que le reste de la franchise !
ON A AIMÉ !
- (Re)découvrir Borderlands…
- …son humour,…
- …son gameplay fun et jouissif
- Toujours jouable en coop…
- …en ligne, mais aussi en local !
- Des options en plus améliorant le confort de jeu
- Énormément de choses à faire
ON A MOINS AIMÉ...
- Quelques soucis techniques encore présents
- L’interface (inventaire/mission) aurait pu être améliorée
Borderlands – Game of the Year Edition : Un retour comme on aimerait en voir plus souvent !
Borderlands - Game of the Year Edition
Editeur : 2K Games
Développeur : Gearbox Software
Genre : FPS, RPG
Support(s) : PC, PS3, PS4, Xbox One, Xbox360
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 4
Sortie France : 03/04/2019