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Warriors Orochi 4 : Un roster très conséquent pour cette nouvelle aventure
Accessible et dynamique

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
8 ans après la sortie d'un Dynasty Warriors 9 qui se voulait trop ambitieux en proposant pour la première fois d'excellentes idées comme un monde ouvert et un renouvellement de gameplay, Omega Force revient aux véritables fondamentaux du genre Musô / Beat'em All à grande échelle avec un quatrième épisode de sa série cross-over Warriors Orochi. Celui-ci va-il nous faire oublier les tares techniques de Dynasty Warriors 9 ? C'est ce que nous allons essayer de voir.

On ne va pas vous reparler des différents Musô qui sont sortis jusqu’à présent (Dynasty Warriors, Samuraï Warriors,…) ni de certains opus ancrés dans une série particulière (Dragon Quest Heroes, Fire Emblem Warriors, Hyrule Warriors,…) ramenant de la fraîcheur et modernisant ce style défouloir avant tout.

Mais on va plutôt vous parler de ce qui a attisé notre curiosité et celle-ci vient de deux personnes. Masaki Furusawa, le producteur du jeu, qui a émis son souhait de réaliser un Xenoblade Chronicles et un YS à la sauce Warriors. Et le président de Koei Tecmo, Hisashi Koinuma, qui avait évoqué il y a quelques mois l’envie de réaliser un titre Mario (sans pour autant être un Warriors) mais aussi un épisode Star Wars estampillé Warriors ce coup-ci. On ne sait pas vous, mais on aimerait bien que cela se concrétise pour découvrir ce qu’Omega Force y apporterait en plus.

Après ce petit aparté, on vous rappelle tout de même qu’il ne s’agit pas de la première fois que l’on vous propose un test d’un épisode Warriors Orochi, si vous êtes passé à côté et que vous voulez de plus amples détails sur la franchise, nous vous invitons à relire nos tests de Warriors Orochi 3, de sa version Hyper sur Wii U, et également de sa partie Ultimate sur PS4.

Les Dieux Grecs sont de la partie

Pour cet épisode, le scénario fait quelques petites « infidélités » aux mythologies Japonaises et Chinoises étant habituellement au coeur de l’action ayant Orochi pour ennemi commun des protagonistes. Cette fois, on accueille les divinités Grecques (avec quelques apparitions Nordiques), oui oui, vous avez bien lu, Athéna, Arès, et même Zeus sont de la partie. Du coup avec ce changement, est-ce que cela apporte une histoire plus attrayante et consistante ? Eh bien si vous recherchez une grande profondeur scénaristique, vous risquez d’être déçus. En effet, le scénario « original » se laisse suivre, débordant de dialogues écrits, et de saynètes annexes pour enrichir le background des personnages, mais il manque d’éclaircissement sur plusieurs points, et d’approfondissement sur certains fait plutôt « raccourci » dans l’axe principal.

Dans cette aventure, les Dieux Grecs ont pour projet de fusionner leur monde avec celui des guerriers issus de différents horizons et qui ont été rassemblés dans un seul et unique monde. Mais ce n’est pas au goût de Perséus qui vole les bracelets ouroboros de Zeus, afin de les envoyer dans le monde des guerriers. Seule une poignée de guerriers pourront revêtir les bracelets ouroboros (un bracelet enroulé avec un serpent qui se mord la queue), libérer tout leur potentiel, et tenter d’arrêter la menace qui se profile.

Une quête qui ne sert donc que de prétexte pour rassembler tout ce beau monde, le soft restant cohérent avec les épisodes précédents, mais qui, axe scénaristique oblige, pousse les héros (n’ayant aucun souvenir) à se combattre une nouvelle fois entre eux avant de s’allier.

Un système classique qui se voit enrichi par la magie

Vous le savez déjà si vous avez joué à un épisode estampillé Musô, le soft se base sur des combats à grande échelle disposant d’un gameplay très accessible et intuitif. Etant dans la continuité de Warriors Orochi 3, en plein coeur du gameplay, on retrouve la possibilité de changer de héros à la volée (ici 3 combattants maximum à incarner par bataille), d’effectuer de multiples attaques puis de les combiner pour varier les combos, d’utiliser une jauge Musô pour déchaîner sa puissance, ou encore d’effectuer un saut à combiner aux attaques. C’est une formule qui a fait ses preuves, mais qui tend à nous faire répéter inlassablement les mêmes actions durant les batailles.

Pour pimenter un peu cela, Omega Force a implémenté un système d’utilisation de la magie. Véritable déluge d’effets visuels, pad en main, certaines magies sont encore plus fluides que les mouvements d’origine du personnage, mais surtout, il s’agit d’attaques (consommant une partie d’une jauge spécifique) visant davantage d’ennemis et faisant de plus gros dégâts, certaines sont liées au feu, à la glace,… Chaque personnage possède ainsi ses propres magies : une faible, une plus puissante qui consomme toute la jauge, et une dernière mêlant magie et Musô (différente pour les personnages), malgré tout, on n’échappe évidemment pas au doublon de sortilège.

Cela étant dit, il faut dire que combiner les magies entre elles tout en effectuant des combinaisons d’attaques, et d’échange à la volée rend le tout dynamique et fort plaisant. Cependant, il y a une petite chose qui tâche dans cet aspect bénéfique, c’est la difficulté. Mettre des ennemis traditionnels à la pelle avec des nouveaux venus (des Chaos Origins renforçant les pouvoirs ennemis) dont la faiblesse vient uniquement de la magie, c’est une bonne idée, mais clairement la difficulté ne suit pas.

Il n’y a aucunement besoin d’une once de stratégie, et peu importe lesquels, les ennemis attendent toujours qu’on les bombarde de coups sans nous contre-attaquer ou nous attaquer tout court, et ce même en difficulté maximale… Multiplier les effets et les attaques c’est bien, se transformer en Dieu pour décupler sa puissance aussi, enclencher une attaque dévastatrice à 7 (les trois d’origines avec en complément les quatre soutiens) c’est sympa, décupler sa puissance via un orbe on connaît, mais il serait peut-être temps de faire quelque chose pour cette difficulté relativement faiblarde.

Outre toutes ces joyeusetés pour bien se défouler, cet épisode dispose d’un roster relativement conséquent avec pas moins de 170 personnages. Si vous ne le saviez pas encore, Warriors Orochi 4 a établi un record dans le Guiness pour cette spécificité, bien qu’elle soit inscrite dans la catégorie « Hack’n Slash ». Les modèles des personnages sont quant à eux, assez différents d’un point de vue visuel, mais vous vous doutez bien que sur le fond, ils sont assez ressemblants dans leurs patterns et attaques.

Un aspect RPG/Gestion efficace

Tout comme son prédécesseur, entre chaque bataille, on peut effectuer quelques préparations. Dans le camp de base, il y a donc plusieurs options mettant en avant un axe « RPG/Gestion ».

On peut notamment se rendre à l’entraînement afin d’essayer les nouvelles variantes des héros, ou simplement pour essayer les nouveaux combattants en vue de les échanger pour de futures batailles. Côté gestion, on peut évidemment choisir les protagonistes jouables au choix, mais aussi les soutiens (au nombre de 4) dont leurs choix influent sur des bonus de vitesse, force,… En outre, bien que les persos « progressent » naturellement en XP, on peut également leur transférer de l’XP supplémentaire en dépensant des points spécifiques, ce qui va leur permettre de monter en XP, et ainsi d’avoir plus de PV ou de gagner des points de compétence par exemple.

Si on parle de points de compétence, c’est que chaque personnage dispose de son propre arbre de compétence similaire à un sphérier où l’on peut accroître des attaques supplémentaires entre autres,… et pour compléter cela, il y a aussi des composantes d’armes. Par exemple, en démantelant des armes, on récupère des matériaux que l’on peut ensuite incruster dans d’autres armes, ce qui a pour effet l’ajout de propriété d’attaques élémentaires supplémentaire,…

On a également un système d’affinité entre personnages, ce qui débloque des saynètes supplémentaires, et enfin le camp de base lui-même a son propre arbre de compétences. Sans détailler son utilité, dans son ensemble, on a trouvé ce petit côté RPG/Gestion plutôt plaisant, même si on l’a déjà vu ailleurs.

Un mode « Arène online » très déséquilibré

Pour finir, avant de parler technique, soulignons que les modes de jeu sont peu nombreux. On a bien sûr le mode histoire jouable en solitaire, mais les développeurs ayant répondu positivement aux attentes, on retrouve le plaisir de pouvoir le faire en coop local via split-screen ou en ligne. Du côté online justement, la Battle Arena n’a malheureusement pas les arguments pour nous faire rester. Sans entrer dans les moindres détails, on a bien un mode « 1vs1 », et aussi un mode « 3vs3 » qui s’aligne sur un mode conquête, mais finalement cela tourne rapidement au déséquilibre, étant donné que le contre n’est pas automatique face à la magie, « spammer » les sortilèges permet de vaincre très facilement les concurrents.

Le retour de l’ancien moteur

Après Dynasty Warriors 9 utilisant le moteur Unreal Engine 4, Omega Force a décidé de revenir sur ce qu’il sait faire de mieux, c’est-à-dire utilisé l’ancien moteur du studio. Inutile de tergiverser, encore une fois ce sont les personnages principaux et les effets spéciaux qui ont bénéficié du meilleur traitement, au détriment des environnements et des ennemis lambdas qui ont pris un coup de vieux, mais heureusement on reste sur une fluidité exemplaire.

On termine rapidement par les sous-titres qui sont exclusivement en anglais, tandis que les voix sont japonaises, la bande-son, quant à elle, s’avère relativement rythmé, on y retrouve notamment des remix d’anciens épisodes.

Testé sur Xbox One X

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Après un Dynasty Warriors 9 décevant, Omega Force redresse la barre avec Warriors Orochi 4. Exit le monde ouvert et les grosses tares techniques, place à un épisode Musô toujours aussi accessible et dynamique qui rend le défouloir plus fun grâce à l'association de la magie. En outre, on apprécie le fait de pouvoir encore changer de personnage à la volée, la teinte RPG/Gestion est appréciable et le roster impressionnant de 170 personnages va forcément ravir les fans. Malgré tout, on retrouve les défauts inhérents du genre, ici avec une technique dépassée, des IAs qui attendent les coups, un scénario qui manque de consistance et bien entendu une certaine répétitivité sur le long terme.
ON A AIMÉ !
- L'ajout de la magie
- Un roster conséquent (170 personnages)
- Très accessible
- La partie RPG/Gestion
- Jouable en coop
ON A MOINS AIMÉ...
- Le scénario manque de consistance
- Mode Online déséquilibré et inintéressant à l'heure actuelle
- Une difficulté faiblarde (l'IA attend son tour)
Warriors Orochi 4 : Un roster très conséquent pour cette nouvelle aventure
Warriors Orochi 4
Editeur : Koei Tecmo
Développeur : Omega Force
Genre : Musô / Beat'em All
Support(s) : PC, PS4, Switch, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 2 / 1 à 6
Sortie France : 19/10/2018